En escrivant cette parole, à peu que le cœur ne me fend !

« CNews a été pour la première fois en tête des chaînes d’information en 2025, devant BFMTV. »
(La Presse, fin décembre 2025)

Encore un petit effort ! Encore un petit coup de pouce de Sarkozy, encore une exigence de Faure,  encore une naïve roublardise du Pingouin, une vacherie de Fillon, un lâché de de Villepin, une ânerie écolo et on y sera ! On y sera, au pays de la vraie droite, bien dure, bien bête. On y sera, au pays dont on ne revient pas.
On commencera par avoir pour Président un clone de délégué commercial de chez Arts et Fenêtres entièrement fabriqué par l’I.A. sur imprimante 3D. Mais bientôt, devant sa vacuité, ne tarderont pas à venir tirer sur ses fils depuis les coulisses tous les Garaud, les Juillet, les Frey, les Pasqua d’aujourd’hui, ceux qui consultent, conseillent et concoctent depuis des années.

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N.B. : Le titre est de François Villon (1431-1463)- Je plains le temps de ma jeunesse

Vrac n°7

Ce n’est pas une disgrâce d’être sans un sou, mais c’est tout comme.
Kin Hubbard. 1868-1930

Ne commencez jamais un discours en disant : « Je ne suis pas un orateur ». Ils s’en apercevront assez vite.”
Kin Hubbard. 1868-1930

Une idée courante, et c’est ce qui ne va pas, c’est l’idée que les pauvres sont les seuls responsables de leur triste sort.
Anonyme

Si une mouette te chie sur la tête, remercie le Ciel que les vaches ne volent pas.
Proverbe malouin

Député européen, Jordan Bardella ne vient Continuer la lecture de Vrac n°7

Carnet d’écriture (15) – Philippe aux Philippines

Oui Je me souviens que mon père adorait les amandes vertes. Quand j’étais petit, à la maison, il y en avait très souvent. Moi aussi, j’aimais beaucoup les amandes vertes, mais c’était un calvaire de les dégager de leur coque. Qu’on utilise un couteau ou un casse-noix, l’opération était difficile et parfois dangereuse. Mais quand on y était parvenu sain et sauf, quel plaisir de sortir la graine (ou bien serait-ce le fruit ?) de sa coque et de la croquer avec ou sans sa fine peau marron !
Il arrivait parfois qu’à l’intérieur de la coque la graine (ou le fruit) soit double et c’est là que ça devenait intéressant. On disait alors qu’il y avait « Philippines« . Celui qui avait mis au jour les graines jumelles devait les partager avec une autre personne de la tablée. Le lendemain matin, celui des deux qui disait le premier à l’autre « Bonjour Philippines ! » avait gagné le droit de recevoir un baiser ou un cadeau de l’autre. Charmante coutume aujourd’hui tombée en désuétude comme la plus grande partie de la civilisation pré-internetienne que nous avons connue.

Il pourrait être intéressant de rechercher pourquoi Continuer la lecture de Carnet d’écriture (15) – Philippe aux Philippines

Mon livre blanc

Mon livre, le mien…

 paraître prochainement car je ne tiens pas à être en reste parmi les J.D.Céistes. Il sera inspiré d’un aphorisme de Sénèque prononcé il y a 2000 ans et que tous les navigateurs en eaux troubles connaissent bien : il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va ! C’est mon cas. Je ne suis même pas sûr de savoir où je suis, c’est bigrement embêtant. Ce livre sera comme la neige : blanc ! Son titre aussi d’ailleurs. Il sera gratuit, pourvu que son éditeur soit d’accord.
En attendant sa parution, je vous adresse mes Meilleurs Vœux pour 2026.

Jim

Carnet d’Écriture (14) – Excipit ou Comment s’en sortir

Tout le monde sait ce que c’est qu’un incipit. Ah ! Le fameux Longtemps, je me suis couché de bonne heure ! D’ailleurs j’en ai parlé dans le onzième numéro de ces Carnets d’Écriture. Vous vous rappelez peut-être qu’au joyeux temps du confinement, j’en avait fait un jeu littéraire, tentative oulipienne rapidement dévoyée par certains. Mais passons. Donc, un incipit, on sait ce que c’est. Mais un excipit ? 

Symétrique de l’incipit, on trouve l’excipit  à l’autre bout d’une œuvre littéraire. Le mot savant en désigne les dernières lignes. Ah ! Le moins fameux : Si du moins il m’était laissé assez de temps pour accomplir mon œuvre, je ne manquerais pas de la marquer au sceau de ce Temps dont l’idée s’imposait à moi avec tant de force aujourd’hui, et j’y décrirais les hommes, cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux, comme occupant dans le Temps une place autrement considérable que celle si restreinte qui leur est réservée dans l’espace, une place, au contraire, prolongée sans mesure, puisqu’ils touchent simultanément, comme des géants, plongés dans les années, à des époques vécues par eux, si distantes – entre lesquelles tant de jours sont venus se placer – dans le Temps.

Ne faites pas le malin et ne me dites pas que Continuer la lecture de Carnet d’Écriture (14) – Excipit ou Comment s’en sortir

Y a un drôle de type qui me suit dans les musées …

par Lorenzo dell’Acqua

Avertissement  à l’usage de ceux qui ne le sauraient pas encore :
Lorenzo a pour habitude de trainer dans les musées. À l’occasion, il prend des photographies de dames de dos en train de regarder des tableaux. Ensuite, il rentre chez lui et, tel le Dr Caligari, il s’enferme dans son laboratoire pour plonger ses pellicules dans de diaboliques mixtures afin d’en tirer des photographies qu’il publiera avec des textes de Daniel Pennac.
(…à moins qu’il ne travaille en numérique.) 

Dans les musées, je suis très méfiant et je m’assure toujours, avant et après avoir pris la photo, que mes jolies modèles ne sont pas accompagnées d’un mari jaloux. Je crains plus sa colère justifiée que celle des gardiens indifférents à ce qui se passe dans la salle tant que les visiteurs n’essaient pas de détériorer les œuvres. N’ayant pas ce genre de projet, je ne redoute donc que les accompagnants de ma proie photographiée de dos.

Ces précautions n’empêchèrent pas l’agressivité de l’amoureux d’une jeune femme pourtant d’une laideur inimaginable. La conversation prenant un tour peu amène, je préférai, non pas m’enfuir, ce n’est pas mon genre, mais Continuer la lecture de Y a un drôle de type qui me suit dans les musées …

La nuit nordique

Dans un train d’enfer et un pays nordique au nord du Nord, là où les mots des pancartes ont des “visages de crapaud ou d’insectes, tout garnis de piquant, et qui portent sur le dos d’innombrables trémas comme des pustules ou des ballonnets d’air”, le jeune Paul Morand est emmené sur la motocyclette d’une jeune femme nommée Aïno.

“(…) Il n’y eut pas de banlieue. La campagne commença d’un coup au rez-de-chaussée d’une maison à cinq étages. Quelques nuages étaient jetés sur la route comme des tapis. Au-dessus de l’eau des lacs, le ciel était si clair que les mouettes semblaient des corbeaux. Il y eut encore quelques propriétés de marchands de pâte à papier, surmontées de mâts de TSF. Nous traversions des stades ménagés dans les clairières des bois de sapin ; des athlètes ajustaient leur corps aux exercices. Nous brûlions ce ruban troué qu’on ne pouvait appeler une route. Je m’arquais, tendant les reins, me soutenant des poignets pour amortir les chocs. Aïno riait et les plus violents à-coups, où je manquais quitter ma boîte, la ravissaient. Elle relevait mon courage par des mots que le vent emportait. Puis il n’y eut plus que des bouleaux blancs bordés de noir, végétal faire-part, interrompus par des étangs bordés de saules tordus de rhumatismes articulaires, où flottaient, noyés, des troncs d’arbre vers les scieries mécaniques. Quelle promesse d’allumettes roses ! (…)”

Et puis, ainsi échauffé, le style vrombit puis décolle. Aïno et Paul sont Continuer la lecture de La nuit nordique