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FONTAINE DE JOUVENCE
La fontaine Carpeaux…
C’est ici que je veux mourir,
Sur un banc raide et vert, le dos au soleil, les pieds à l’ombre,
Entre le bruit de l’eau et celui de l’autobus 38.
Il sera presque midi, il fera frais, il fera beau,
De petites bourrasques apporteront des poussières de conversation.
J’aurai les yeux fixés sur le corps vert de l’Europe.
Ce sera l’heure où seuls le sein droit et l’arrondi de la hanche seront éclairés par le soleil.
Trois étrangers passeront lentement, regardant les corps luisants des hippocampes.
Ce sera l’heure où les enfants de la rue d’Assas traversent le square en traînant des pieds pour faire lever la poussière.
Le plus brave, monté sur la margelle, fera l’avion qui décolle en écartant les bras.
Je m’allongerai sur le banc raide et vert et fermerai les yeux.



(…) Moi, je voyais bien que la pauvre Françoise nageait complètement, qu’elle n’avait jamais entendu parler du Grand Chancelier et encore moins de Robert de Colmont. Mais l’autre, là, Trois-cafés, non, il voyait pas. Alors, il insistait :

C’est notre mini débat autour de ma photo du Bar L’Océan du Guilvinec, publiée le 27 novembre dernier, qui m’a remis en mémoire Les Vacances de Monsieur Hulot. La première fois que j’ai vu ce film, je devais avoir 11 ou 12 ans, et la dernière, c’était il y a quatre ans, et s’il devait repasser demain à la télévision, je le reverrais à coup sûr.