Go West ! goes Amazon

Go West !, mon dernier livre, est à présent disponible chez Amazon.

Pour le trouver, il vous suffira de taper ‘ Philippe Coutheillas’ dans la case de recherche et de cliquer sur la couverture du livre, ou de cliquer directement sur le lien ci dessous. 

 https://amzn.eu/d/0in1JkFQ 

ou encore sur la photo de la couverture ci-dessous. 

Go West !

Il était une fois l’Amérique. Et la même fois, il était un jeune homme que l’Amérique faisait rêver. Le jeune homme et l’Amérique vécurent ensemble tout un été, l’été 62. Cette année-là, les accords d’Évian avaient mis fin à la guerre d’Algérie, Kennedy était entré dans sa deuxième année de Présidence des États-Unis et Marilyn Monroe avait encore quelques semaines à vivre. Moi, j’avais échappé à la guerre d’Algérie, John Fitzgerald Kennedy me fascinait et j’étais amoureux de Marilyn, et aussi de Patricia. Je n’avais pas encore vingt ans. 

Au début, mais cela n’a pas duré bien longtemps, nous étions trois, Hervé, JP et moi, trois de la même classe préparatoire. Entrainés par Hervé qui connaissait le chemin parce qu’il avait fait le voyage l’année précédente, nous avions pris un vol sur une compagnie au nom qui sentait déjà l’aventure, la Flying Tiger Lines. Elle nous avait promis de nous amener jusqu’à New York en moins de 24 heures et de nous ramener un jour à Paris pour cent-dix dollars par tête, une aubaine, même à cette époque reculée. 

Go West ! est l’histoire de ces quelques semaines de découverte, d’aventure, d’amour, d’enthousiasme, de violence et de déception. Ce n’est ni un journal de voyage, ni un guide pour routard. C’est tout à la fois un récit d’aventures, une histoire d’amours et un roman d’apprentissage. J’ai écrit Go West ! à l’avancement, sans point de vue ni horizon préconçus, choisissant des faits et des personnages, en éliminant d’autres, en transformant certains, en inventant quelques fois, ne gardant comme guide que la ligne floue et pointillée de la réalité vécue, sans intention de tout dire ni de ne dire que la vérité.

Au joli temps du Shah

Octobre 1973. Je suis en mission en Iran pour un mois. Je dois effectuer une étude préliminaire pour le métro de Téhéran. La guerre dite du Kippour entre Israel et les pays arabes a commencé le 6 ; elle durera jusqu’au 25. A Téhéran, où règne le shah, tout est calme. Il est une heure du matin et je rentre à pied à mon hôtel.
(Le récit de cette promenade a déjà été diffusé sous le titre « Les chiens de Téhéran ».)

C’est la mi-octobre et la guerre du Kippour vient de commencer. L’Iran de Reza Chah Pahlavi n’est pas engagé dans le conflit, mais, en tant que pays musulman et pour sa propre paix intérieure, il a choisi son camp et fait semblant d’encourager quelques manifestations anti-israéliennes dans Téhéran.
Il doit être une heure du matin. Il fait bon dans les quartiers nord de la ville. A cette heure, tout y est largement éclairé, calme et même désert.
Je viens de passer la soirée avec une jolie jeune femme. Elle est la secrétaire d’un membre de la famille impériale, iranienne par son père, blonde par sa mère, russe. Nous avons diné dans ce restaurant, russe également, Chez Léon, et continué la soirée dans la boite de nuit du Hilton. Je ressors les balais d’essuie-glace du coffre de sa petite voiture, une Pekan, et je la reconduis chez elle. Je suis content de ma soirée et ma douce euphorie me pousse à rentrer à pied jusqu’à mon hôtel : peut-être une demi-heure de marche selon un itinéraire qui sera facile dans cette partie moderne de la ville.
Je marche le long d’une large avenue où passent de temps en temps une voiture de la police ou de la SAVAK. Elles ralentissent pour m’observer puis reprennent leur croisière en faisant ronfler leur huit cylindres.
En regardant s’éloigner Continuer la lecture de Au joli temps du Shah

L’Iran, connais pas ! 

J’y suis allé, moi, en Iran. Ça m’a même permis d’écrire les impressions nocturnes d’un étranger dans les rues de la capitale de l’Iran. Je les publierai demain ici-même. Donc, l’Iran, j’y suis allé. Mais en fait, l’Iran, je connais pas ! 

L’Iran, connais pas !

L’Iran, je n’y ai passé qu’un mois, et c’était il y a une cinquantaine d’années. Alors, vous pensez, l’Iran, je ne peux pas dire que je connais.

En plus, c’était du temps du Shah ! Depuis, il est parti, le Shah. Alors, l’Iran il a changé, surement. Aujourd’hui, il me serait difficile de dire que je connais. 

Et, quand j’y étais, ce que j’avais vu de l’Iran, c’était surtout Téhéran. J’avais bien fait un petit tour en avion jusqu’à Isfahan et en voiture jusqu’au Continuer la lecture de L’Iran, connais pas ! 

Journal intime – Mardi 11 mars 2013

Café Le Comptoir, rue Soufflot, en haut à droite

Je me retrouve a nouveau dans ma position favorite de consommateur dans un cafe d’étudiants, déjà décrite dans des épisodes précédents. Je n’y reviens pas. Comme d’habitude, je suis venu la à la recherche de l’inspiration. La voilà.

Seule a une table devant moi, une grande fille, assez belle dans son allure, est assise de profil, face à son ordinateur Asus de couleur rouge. Entre elle et le PC, un gros livre est ouvert, qu’elle consulte entre deux sessions de frappe. Elle est concentrée. Derrière elle, la neige continue de tomber, moins épaisse que tout à l’heure. Plus je la regarde, et plus Continuer la lecture de Journal intime – Mardi 11 mars 2013

Points d’interrogation

Peut-on tirer sur le corbillard ?
L’était sympa, Jospin !
Evidemment qu’il était sympa Jospin : il respirait la droiture et l’honnêteté.
L’était-il ? Je n’en sais rien, mais c’est possible ; et malgré son atavisme trotskiste, c’est même probable. Et puis, il faut bien qu’il y ait des trucs auxquels on puisse se raccrocher. Donc, Jospin, droit et honnête.
C’est en tout cas ce qu’avec sa dignité dans l’échec de 2002, on retiendra de lui.
Mais, ne devrait-on pas se souvenir aussi que c’est à lui que nous devons les 35 heures dont Continuer la lecture de Points d’interrogation

Journal intime – 9 Mars 2013

Café le Bac Saint Michel

Me voici à nouveau dans ma position favorite de consommateur assis en salle d’un café du coin, devant mon clavier et un demi de 1664. Serai-je plus inspiré que tout à l’heure dans le Luxembourg avec mon appareil photo ?
Contrairement au jardin, rempli d’une foule qui hésite encore entre le manteau d’hiver et le blouson de demie saison, la salle du café-tabac est vide, mis à part les fumeurs à court de cigarettes et qui font la queue au guichet. La terrasse, Continuer la lecture de Journal intime – 9 Mars 2013

Traveling, la suite…

Et voilà !
Je l’avais prévu, mais quand même pas si tôt !

Je vous l’avais bien dit, d’aller le voir, ce traveling du Luxembourg ! Il vous suffisait de prendre un siège de droite sur le 84 et de vous laisser porter entre Sénat et Luxembourg ! Mais c’est trop tard ! Il les ont remis, les chromos pathétiques, les macrophotos éducatives, les premiers plans instructifs, les plans généraux à faire pleurer Margot ! Vous ne les verrez plus, les fontaines, les arbres, les enfant, les joggers, les palais… Fini ! Place à la culture à deux balles !

Regardez plutôt : 

Dommage qu’on ne soit pas en année électorale.
Je te l’aurais mis, moi, le bulletin contre Hidalgo.
Oui, je sais, pour une fois, elle n’y est pour rien. Mais c’est pas une raison.

Traveling

Le voilà, ce traveling dont je vous parlais avant-hier et dont vous serez prochainement privés par la prochaine initiative culturelle et photographique du Sénat. À la place de ces arbres, de ces fontaines et de ces passants, vous pourrez bientôt voir la vie sociale des lombrics dans leur milieu naturel, des couchers de soleil rouge sur des favélas enfumées ou toute une collection d’arabesques huileuses et arc-en-ciel d’un très joli effet formées par la pollution des océans.

En attendant, cliquez sur le titre pour 29 secondes de Luxembourg. Vous pouvez aussi mettre le son.

Traveling