

Courant mars dernier, le JdC avait publié une étude de Lorenzo dell’Acqua sur les étranges comportements des visiteurs et des visiteuses dans les musées. Son titre était « ETUDE DES COMPORTEMENTS DANS LES MUSÉES ». Lorenzo a repris son étude, il l’a corrigée, étoffée, améliorée et allongée. Malgré cela, il lui a donnée un titre plus modeste que celui de l’étude d’origine. C’est cette version (finale ?) que le JdC vous présente aujourd’hui.
par le Docteur Lorenzo dell’Acqua
Chapitre I : Les visiteurs, étude individuelle
Bien qu’interrompues par les confinements successifs et les séjours au bord de la mer en famille, mes campagnes d’exploration des musées parisiens se sont succédées à un rythme croissant au cours de ces dix dernières années et ont atteint le chiffre record de cent vingt cinq en 2024 (soit un jour sur trois). Cette fréquentation exponentielle était motivée par mon émerveillement devant ces analogies entre les visiteurs et les tableaux qui n’en finissaient pas de se renouveler et que j’étais peut-être le premier à voir. Continuer la lecture de Contribution à l’étude des comportements des visiteurs et surtout des visiteuses dans les musées
Ce matin à mon deuxième réveil, vers 9h30, je me suis senti très fatigué et je me suis recouché pour encore une heure. Auparavant, entre 7 heures et 9heures 30, j’avais somnolé en écoutant en continu quelques pages des Jeunes Filles en Fleurs, lues par Lambert Wilson, décidément moins bon que Dussolier.
Je me demande ce que peut penser une femme Continuer la lecture de Journal intime – 20 Février 2013


Quel âge a-t-on au réveil ?
Ce matin au réveil, petite réflexion, prolongée pendant ma gymnastique : j’ai noté qu’à mon réveil, pendant les quelques instants où je sais que je ne dors plus mais où je ne suis pas encore tout à fait réveillé, ces mêmes instants où j’ai encore quelque souvenir du dernier rêve qui m’a agité et que je vais oublier définitivement dans trois secondes, pendant ces quelques instants donc, je n’ai pas d’âge, je n’ai pas conscience d’avoir un âge, quel qu’il soit. Mais si, comme disait le petit Marcel, je me tourne vers mon esprit, alors j’ai conscience d’avoir l’âge idéal, quelque part entre 17 et 30 ans, l’âge auquel le problème de l’âge ne se pose pas, celui que longtemps on croit éternel. Bien sûr, cette conscience disparait bientôt, tout se Continuer la lecture de Journal intime – 14 Février 2013
(…) Après, nous avons allumé des cigarettes. Longtemps, nous avons fumé en silence, et puis la bougie s’est éteinte. Dans la lueur irréelle et vacillante qui venait du salon, j’ai vu Mansi se lever. Quand elle est revenue quelques minutes plus tard, elle avait enfilé un t-shirt et portait deux tasses de café. À brûle-pourpoint, elle m’a demandé :
— Philippe, j’aimerais que tu me racontes ton plus vieux souvenir d’enfance ?
Elle m’avait appelé Philippe, pas Jay, ni Phil. Elle avait même fait un effort pour le prononcer correctement. Dans sa bouche, ça ressemblait plus à de l’espagnol qu’à du français, mais Continuer la lecture de Un souvenir d’enfance
Les conseils du Père Coutheillas de Jardin
Comment lutter contre l’insomnie ?
par Lorenzo dell’Acqua
Je ne sais pas si je dois le remercier ou non. Je lui avais raconté que je souffrais d’insomnie et que je trouvais cela très pénible. Après avoir comptabilisé sans le moindre résultat plus de deux cent cinquante mille ovins de passage sur mon balcon, j’avais essayé de lire La Recherche en allemand et à l’envers comme il me l’avait conseillé. Peine perdue ; cette technique ne marchait pas non plus. Immuablement, je me réveillais à 3 ou 4 heures du matin quelle que fut l’heure à laquelle j’avais éteint ma lumière la veille, en général assez tôt en raison de ma fatigue due à mes dépenses physiques de la journée chiffrées sur mon smartphone à environ 7 ou 8 kilomètres à pied. Et à 4 heures du matin, je ne parvenais plus jamais à me rendormir. Pas la moindre Continuer la lecture de Comment lutter contre l’insomnie ?

Clinique St Jean de Dieu. Salle pré bloc. Les bruits réguliers des appareils, un ronronnement calme (la climatisation sans doute), les conversations assourdies des infirmières, des brancardiers, des médecins qui entrent et sortent. Allongé sur mon brancard, en attendant l’entrée dans le bloc et l’anesthésie, je me sens parfaitement bien, somnolent, confiant. Pourquoi ce sentiment d’apaisement ?
La raison apparaît, tout à coup, évidente : je ne suis plus responsable de rien.