Il y a quelques années, j’avais publié ici dans un article et dans son commentaire quelques aphorismes de Nicolás Gómez Dávila (1913-1994). Dàvila, écrivain colombien, était un réactionnaire assumé. Mais il critiquait aussi bien les conservateurs que les progressistes.
Pour moi, Dàvila est un heureux mélange de Philippe Murray et de Caton (pas l’ancien, hein !, pas celui qui voulait détruire Carthage, l’autre, Caton d’Utique bien sûr , le copain versatile de César et de Pompée !)
Chacune de ces sentences mérite qu’on s’y attarde quelques instants. Après, on pourra juger si l’on est d’accord ou non. Mais d’abord : réfléchir.
Le pur réactionnaire n’est pas un nostalgique qui rêve de passés abolis, mais le traqueur des ombres sacrées sur les collines éternelles.
Les nations actuelles ne sont pas des peuples, mais des sécessions victorieuses de la plèbe.
L’émigration est le dernier recours du réactionnaire.
Le dernier recours du révolutionnaire est la terreur.
Tolérer ne doit pas consister à oublier que ce qu’on tolère ne mérite que de la tolérance.
L’intégration croissante de l’humanité ne fait que lui faciliter le partage des mêmes vices.
Se rebeller contre l’inévitable et se résigner à l’évidence : c’est ce qui caractérise l’homme moderne.
La liberté à laquelle aspire l’homme moderne n’est pas celle de l’homme libre, mais celle de l’esclave un jour de fête.
La liberté est un rêve d’esclaves.
La décadence d’une littérature commence quand ses lecteurs ne savent pas écrire.
L’intellectuel n’oppose pas à l’homme d’état l’intégrité de l’esprit mais le radicalisme de l’inexpérience.
ET DEMAIN…
ARTISTE ET MODÈLE
(…) Et tout ce que je reçois de votre part en guise de remerciements, ce sont des plaintes paranoïaques et des jérémiades indignes d’un du Moulot ! J’en viens à me demander si je ne me suis pas trompé sur votre compte et si finalement vous n’êtes pas qu’un simple Dumoulot ! Tout cela pour une petite condition de rien du tout que vous n’avez même pas demandé à connaître ! Ah, vous me décevez, Gérard, vous me décevez énormément !
J’écris des mots. Ça fait 

Sur YouTube, on ne trouve pas que des Labradors qui parlent, des arbres qui tombent, et des avions qui se posent de travers.
